- NON à la dictature
La déclaration du conseil central de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)


Avant de partir en vacances, je vous ai laissé les clés de "Dentelles et tchador" . C'est à vous de me remplacer et d'alimenter le blog avec vos articles. La parole est donnée aujourd'hui à Azita Rahimpoor de Bruxelles.
La question n’est plus « est-ce que ? » mais bien « quand » ? Je m'explique, la question qui se pose aujourd’hui n’est plus de savoir « est-ce que la démocratie va s’installer en Iran », mais bien « quand est-ce que les droits de l’Homme vont être respectés dans notre patrie ? », les droits de tous les Iraniens: la liberté d’expression, d’association, de presse notamment, et surtout la liberté d’être heureux. Quelles que soient leur appartenance ethnique, leurs idéologies politiques, leurs croyances religieuses, leur orientation sexuelle ou encore leur vision du monde. Donc je répète : la question n’est plus « est-ce que ? » mais bien « à quand la démocratie en Iran ? »En ce qui me concerne la réponse est très simple : demain, ou peut-être après-demain mais dans un avenir très proche et de façon tout à fait inattendue, car il s’agit ni plus ni moins d’un impératif historique : c’est l’évolution de l’humanité qui dicte que nous allons vers la démocratie, car la démocratie participative n'est ni plus ni moins qu'une question de survie de l’espèce humaine, et rien ni personne ne peut arrêter la marche de l’histoire. Qui aurait jamais cru que le mur de Berlin s’écroulerait ? Ou que les Khmers rouges se retrouveraient devant un tribunal ? Ou encore qu’il y aurait une transition démocratique après Franco et Pinochet ou que l’apartheid serait aboli en Afrique du Sud ? Moi je suis optimiste, parce que je regarde la marche inéluctable de l’histoire, je dis bien inéluctable, probablement aussi parce que j’ai été élevée dans une communauté où j’ai appris que l’Iran aurait un avenir brillantissime, tellement brillant que les peuples de la terre en seraient complètement abasourdis.
Oui, en Iran la démocratie et la liberté verront le jour, bien plus tôt que nous ne le pensons. Je suis très optimiste, malgré toutes les exactions dont nous avons été témoins depuis trente ans et qui se sont nettement intensifiées depuis le 12 juin 2009, la date des dernières élections en Iran, ou plutôt le simulacre d’élections, à la suite desquelles le peuple iranien s’est soulevé pacifiquement et a été réprimé dans le sang, parce qu’il a revendiqué ce qui lui revenait : le droit d’être heureux. Voilà ce qui m’intéresse et ce que je revendique pour tout être humain et plus particulièrement pour mes compatriotes : le droit au bonheur. Saviez-vous que c’est ce qui est inscrit dans la constitution américaine ? The pursuit of happiness. Le droit d’être heureux. Alors que le peuple iranien est parmi les plus joyeux au monde, toujours prêt pour une blague ou quelques pas de danse, notre jeunesse a perdu toute perspective, tout espoir dans l’avenir.
Elle ne cesse de butter contre un mur d’incompréhension, une absence d’avenir, d’opportunités, de possibilités. Je pense qu’il est grand temps que le gouvernement iranien cesse de se comporter comme un père ou une mère sévère face à un enfant de dix ans, en commandant au peuple de couvrir ses cheveux comme ceci, de s’habiller comme cela, de lire tel journal ou tel livre ou de ne pas voir tel film. Cette époque est révolue : le peuple iranien est adulte et parfaitement capable de prendre son destin en main, de décider du type de gouvernement qu’il souhaite. Il suffit d’organiser un référendum pour s’en rendre compte. Le peuple iranien n’a plus besoin de parents sévères qui le grondent toutes les deux minutes, mais bien de parents compréhensibles qui l’accompagnent sur son chemin d’épanouissement. C’est cela le rôle d’un gouvernement. Cela me fait penser à mon père, le jour où je lui ai annoncé que j’allais partir de la maison familiale et louer un appartement pour moi toute seule. Ma mère était décédée et je travaillais déjà depuis plusieurs années. Mon père était très triste évidemment. Un père oriental, vous pensez bien, et un excellent papa, au demeurant.
Mais le jour où il s’est rendu compte que j’avais pris ma décision, il a eu la sagesse de m’accompagner et de visiter des appartements avec moi. Je pense que le gouvernement iranien devrait suivre l’exemple de mon père, faire preuve de la même sagesse, la même intelligence et accompagner le peuple iranien dans son processus de démocratisation. Moi je serais partie de la maison de toute façon, avec ou sans l'accord de mon père, il en sera de même pour le peuple iranien qui prendra son envol, avec ou sans la classe dirigeante actuelle, alors je pense qu’un référendum en présence d’observateurs internationaux serait un bon début.
L’Iran est un pays multiethnique, multiculturel et multireligieux. Cette diversité fait l’une de ses plus grandes forces, car ce sont bien les fleurs de différentes couleurs et senteurs qui font d’un jardin sa beauté et son attrait. Je pense qu’il est grand temps que l’unité dans la diversité prenne corps en Iran, car s’il s’agit bien du slogan de l’Union européenne, le principe de l’unité dans la diversité (vahdat dar kessrat) a bel et bien été prononcé et édicté pour la première fois par un intellectuel et révolutionnaire iranien au 19ème siècle.
Je voudrais maintenant m’adresser plus particulièrement à mes compatriotes expatriés qui se sentent souvent démunis face aux événements tragiques et douloureux qui secouent notre pays. Oui, bien sûr, nos pensées vont d’abord et avant tout à toutes les personnes qui ont perdu leur vie si injustement au cours de ces 30 dernières années. Nous exprimons surtout notre solidarité et compassion envers leur famille. Nous pensons aussi à tous les prisonniers politiques et de conscience dont nous demandons la libération inconditionnelle et immédiate mais aussi à l’arrêt des exécutions, dont l’Iran a le triste record. Ainsi, nous réclamons l’abolition de la peine de mort en Iran. En effet, qui sommes-nous pour nous arroger le droit d’arracher un être humain à la vie ? Oui, la peine de mort doit être abolie sur la planète bleue.
J’en reviens donc à mes compatriotes expatriés. Ne pensez pas, mes chers amis, que vous êtes démunis, impuissants ou perdus. Absolument pas. Vous et moi avons le plus grand pouvoir du monde, celui de notre esprit. Et comment pouvons-nous organiser la résistance ? Eh bien tout d’abord et avant tout en gardant un moral d’acier, car nous devons soutenir le combat de nos compatriotes. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de ne pas aller bien. Nous devons, par tous les moyens possibles, garder notre moral face aux adversités, que ce soit au niveau de notre vie en Europe et surtout par rapport aux événements en Iran. Nous devons vivre et surtout être heureux, joyeux, de bonne humeur, nous remonter le moral mutuellement et en aucun cas ne laisser la dépression, dont souffrent tant de nos compatriotes en Iran, nous envahir. Mais il y a aussi un second moyen. Gandhy disait: « be the change you wish to see in the world » (nous devons nous-mêmes incarner le changement que nous voulons voir dans le monde) et là je parle surtout de la démocratie et de la liberté. Si nous, expatriés voulons que la démocratie s’établisse en Iran, nous devons commencer par l’enraciner et la pratiquer dans nos propres rapports au monde et aux personnes qui nous entourent, à commencer par les membres de notre famille, nos relations avec notre époux, notre épouse, nos parents, nos proches, et puis dans nos rapports avec les autres Iraniens, quelle que soit leur appartenance ethnique, religieuse, politique, sexuelle. Vous le savez certainement : tout commence d’abord dans notre monde intérieur, notre esprit, notre cœur, avant de pouvoir se manifester dans le monde extérieur.
Par exemple, lorsque l'on prépare ses vacances, on réfléchit tout d'abord à ce que l'on veut faire et puis on fait des recherches sur les billets d’avion, le séjour...avant que le projet ne se réalise. Donc tant que nous n’incarnons pas nous-mêmes la démocratie, la liberté, le respect de l’autre, de la multiculturalité, de la diversité, dans nos propres rapports aux autres et au monde, rien ne pourra se faire. Je nous invite donc nous, expatriés, à faire l’apprentissage de la liberté d’expression et de la poursuite du bonheur et de l’unité dans la diversité, en parallèle bien évidemment avec toutes nos autres activités en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’Homme.
Et surtout, il ne faut pas croire que parce qu’en Iran la population n’est pas dans la rue tout s’est arrêté. Absolument pas. Un écrivain peut par exemple ne pas écrire pendant un an, mais ce n’est pas pour autant qu’il a arrêté toute réflexion pour ses futurs livres. Le soulèvement du peuple iranien continue mais probablement sous d’autres formes, tout simplement.
Voilà donc quelques points phares, quelques mots clés qui, à mon avis, nous permettront de mener une résistance active et une lutte pacifique à notre niveau contre les exactions que subit le peuple iranien : un moral d’acier, le pouvoir de notre esprit, la démocratie et le respect des droits de l’Homme dans notre vie quotidienne et surtout l’unité dans la diversité.
Pour terminer, je vais partager avec vous les propos de Majid Tavakoli, l’un des leaders du mouvement estudiantin, qui s’exprime ainsi dans la dernière lettre qu’il a écrite de la prison d’Evin à Téhéran ce juin 2010 et qui s’intitule « c’est nous qui construisons l’avenir », « maa aayandeh raa missazim ».
Voilà ce qu’il dit : "L’année écoulée a été celle de l’espoir, l’espoir dans l’humain et la moralité. Nous sommes assoiffés de la voix du peuple, de la présence du peuple. Le mois de juin est arrivé et notre Iran est encore enchaîné, enfermé. Le mois de juin est arrivé et les familles des prisonniers sont encore derrière la porte d’Evin... Demain est arrivé et nous restons éveillés, pour continuer à dénoncer la violence, nous restons debout pour vaincre la dictature ... nous restons main dans la main pour dire que nous en sortirons vainqueurs. Nous faisons partie de cette génération qui a remplacé la patience par le courage et le sacrifice. Nous sommes venus pour écrire l’histoire, nous sommes venus pour construire l’avenir ».
Azita Rahimpoor
تحیه نضالیه الی المعتصمین فی میدان التحریر والی الملایین المصریین المنتفضین ضد نظام حسنی مبارک
اخاطبکم بصفتی کاتب وصحفی اهوازی وعضو فی اتحاد الکتاب الایرانیین وامین عام مرکز مناهضه العنصریه ومعاداه العرب فی ایران.
نحن فی هذه الایام نتذکر وبألم ذکری ثوره جماهیریه کبری قامت بها الشعوب الایرانیه فی فبرایر ۱۹۷۹ تحت شعار استقلال، حریه وعداله اجتماعیه، اذ لم نذق خلال العقود الثلاث الماضیه طعم الحریه و العداله الاجتماعیه الا لفترات قصیره، بل ومبدأ الاستقلال تحول الی عزله شبه تامه لبلادنا.
فقد بدأ المستأثرون بالثوره ومنذ الشهور الاولی لقیامها بقمع القومیات غیر الفارسیه التی شارکت فی الثوره ضد نظام الشاه البائد وهی لاتطالب بشیء الا حقوقها القومیه المهضومه وذلک فی اطار ایران الموحده. وقد امتد القمع لیشمل النساء والاقلیات الدینیه والمذهبیه والتابعین للفرق الصوفیه وخاصه اهل السنه منهم. کما قام رجال الدین المتشددین المهیمنین علی السلطه باقصاء حلفائهم من القوی الوطنیه واللیبرالیه تدریجا، وبطشوا بالقوی الیساریه والدیمقراطیه المشارکه فی الثوره. وکانت المذبحه التی کشف عنها النائب السابق لموسس الثوره، الراحل ایه الله حسین علی المنتظری، ذروه الجرائم التی ارتکبها المتشددون المتبجحون بالشریعه الاسلامیه فی عام ۱۹٨٨ وهی تتمثل فی اعدام اکثر من ۴ الاف سجین سیاسی کانوا یقضون فتره اعتقالهم فی السجون الایرانیه.
وقد استمر النظام القائم علی مبدأ ولایه الفقیه – الذی یرفضه علماء المسلمین وحتی قسم کبیر من علماء الشیعه – فی انتهاکه لحقوق الانسان حیث احتلت ایران خلال الاعوام الاخیره، المرتبه الاولی عالمیا فی عدد الاعدامات مقارنه لعدد سکانها. اذ لعرب الاهواز - واغلبهم یعیشون تحت خط الفقر رغم وجود ثروه نفطیه هائله فی اراضیهم - حصه کبری من هذه الاعدامات حیث احرز الاقلیم فی هذا المجال المرتبه الثانیه بعد طهران فی العام ۲۰۰۹.
شهدت ایران خلال الاعوام الماضیه مظاهرات واسعه لعرب الاهواز عام ۲۰۰۵ احتجاجا علی سیاسات التفریس وتغییر النسیج السکانی فی الاقلیم لغیر صالحهم، تبعتها مظاهرات واسعه فی اقالیم کردستان واذربیجان للمطالبه بحقوقهم القومیه. کما ان اقلیم بلوشستان کان مسرحا لعملیات العنف والعنف المضاد حیث تقیم اغلبیه بلوشیه سنیه هناک تتعرض لشتی انواع التمییز الطائفی. غیر ان النظام الاستبدادی الدینی فی ایران واجه هذه الشعوب بالحدید والنار.
لکن الماسأه الکبری وقعت عندما قام النظام المتشدد المعادی للدیمقراطیه وحقوق الانسان فی طهران بتزویر الانتخابات الرئاسیه عام ۲۰۰۹ لصالح محمود احمدی نجاد حیث اصبحت طهران والمدن الاخری مسرحا للمظاهرات الملیونیه للاحتجاج علی التزویر والتلاعب بالاصوات وهو یذکرنا بتزویر نظام حسنی مبارک للانتخابات البرلمانیه فی مصر فی نوفمبر عام ۲۰۱۰. کما ان الحرس الثوری الایرانی والبسیج (التعبئه التابعه للحرس) وقوات الامن قامت بدور اساسی باخماد الانتفاضه الشعبیه التی عرفت باسم الحرکه الخضراء المطالبه باجراء انتخابات حره ونزیهه فی ایران. اذ قُتل المئات من المتظاهرین المسالمین فی الشوارع او تحت التعذیب، وتم اغتصاب العشرات من المعتقلین من نساء ورجال. و تمتلئ السجون الایرانیه حالیا بالعشرات من الصحفیین والسیاسیین والاکادمیین الذین یطالبون بالاصلاح والدیمقراطیه، ناهیک عن المناضلین العرب والکرد والبلوش والاذریین المطالبین بحقوقهم القومیه. وانتم تسمعون بین الحین والاخر عن عملیات الاعدام التی تنفذ بحق العشرات من هولاء القابعین فی سجون النظام الدینی المهیمن علی البلاد. وقد عرفت منظمه مراسلون بلاحدود وللعام الثانی ایران کاکبر سجن للصحفیین فی العالم.
ایها المناضلون المصریون
لایختلف النظام الاستبدادی الدینی الحاکم فی طهران فی اعماله القمعیه من نظام مبارک الدیکتاتوری غیر ان الاول یقوم بها باسم معاداه الولایات المتحده واسرائیل والاخر یعتمد علیهما. ونحن نقول ان النظام الایرانی لیس صادقا فی مایدعیه؛ وقد باشر بتنفیذ سیاسات البنک الدولی فی مایسمی بترشید اسعار السلع المدعومه وهی ترتفع بشکل جنونی، حیث اخذ یضیق المواطن العادی فی تأمین معیشته الیومیه، فیما تشهد البلاد ظهور طبقه من الرأسمالیین الکبار المنتفیعن من ریع النفط، ینتمون الی البیروقراطیه العسکریه والاداریه المهیمنه علی السلطه فی ایران. وانا اسأل هل یحق لای نظام ایا کان نوعه – دینیا او علمانیا - ان یستبد فی حکمه ویحول البلاد الی جحیم لمواطنیه بحجه ما یسمی مواجهه امریکا واسرائیل؟ وهل یقبل الشعب المصری بهذا المنطق؟ وقد حول النظام فی ایران المظاهرات الحکومیه المسانده للشعب الفلسطینی الی مراسم اکلیشیه ینفر منها الایرانیون، فیما یمنع القوی المستقله والدیمقراطیه من ابداء رأیها الداعم حقا لحقوق الشعب الفلسطینی. وقد قتلت قوات امنه شابا اهوازیا واعتقلت العشرات لان الشباب العربی فی الاهواز تجرأوا بالقیام بمظاهرات مستقله للتعبیر عن سخطهم ضد الکیان الاسرائیلی عقب غزوه لقطاع غزه فی ینایر ۲۰۰۹.
ادلجه الدین خلال العقود الثلاث المنصرمه ادت الی إضعاف الدین فی المجتمع الایرانی واصبحت الناس تمیل اکثر فاکثر الی فصل الدین عن الدوله. لذا انی احذرکم من هذا الامر وکذلک من موامرات المستبدین فی طهران ومحاولاتهم للتغلغل فی صفوفکم او منح صبغه دینیه لثورتکم الدیمقراطیه التی تتوق للتعددیه والحریه فی المجتمع المصری. وانتم تعرفون سیاساته الطائفیه وتدخلاته فی شوون البلدان العربیه من العراق الی المغرب ومن لبنان الی الیمن. کما انی سعید لردفعلکم الاخیر الرافض لتدخل النظام الایرانی فی شوون ثورتکم.
واقول لکم ان النظام التیوقراطی فی ایران نموذج ردئ وهو مریض حالیا یعانی من ثوره شبابیه – کما هی ثورتکم – وقد مارس قمعا وحشیا ضدهم ولا یسمح بای مظاهرات واجتماعات بسبب طبیعته الاستبدادیه. فالمزید من الحذر من کل القوی المعادیه للدیمقراطیه وحقوق الانسان، والمزید من التضامن والوحده فیما بینکم یا ابناء الکنانه، والسلام علیکم.
نامه سرگشاده یوسف عزیزی بنی طرف به نیروهای اپوزیسیون مصر
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چهارشنبه ۲۰ بهمن ۱٣٨۹ - ۹ فوريه ۲۰۱۱