samedi 7 janvier 2012


 

                                                          L’Organisation des Fadaian du peuple d’Iran(Majoritaire)

                                                                                  http://www.fadai.org/english.htm                                                                                                                                              international-relations@fadai.org               

                                                                                                                           2.01.2012 = 12 day 1390

          La déclaration du conseil central de l’Organisation des Fadaïans du peuple   d’Iran(Majoritaire)  

         Avec le boycotte étendu des élections factices, nous disons NON à la dictature



La neuvième élection du parlement d’IRAN (majles shorahé islami), qui aura lieu le 2 Mars 2012, est une élection factice et surveillé. Le pouvoir en place dirigé par Khamenei a décidé de rendre inefficace des institutions électorales où le peuple pourrait avoir l’impact  sur les macros  politiques et les décisions du gouvernement.

Dans la république islamique d’Iran, des élections ne sont pas ni démocratique et ni libre. Les forces d’opposition ne sont pas autorisées aux élections. Mais les élections se réalisent entre les factions au pouvoir. Ces factions se rivalisent pour accaparer une partie du pouvoir. Néanmoins, dans le passé, ces élections ont donné lieu à une occasion pour  l’émergence de protestation et envoyer des signales au régime. Et le régime de peur des votes contre courant du peuple, a de plus en plus réduit les  champs des élections à ses « initiés »et il a même fermé la porte aux réformateurs du régime. Par conséquence, le régime a décidé d’organiser une élection  ni libre, ni démocratique et factice afin de sortir des urnes ses candidats préférés.

La neuvième élection du parlement(Majles) est la première élection après l élections présidentielle  controversée  en 2009, qui ont abouti à la contestation populaire.

Le régime redoute d’action du mouvement de protestation et l’émergence de ce mouvement au cours d’élection, ou bien qu’à cette occasion les querelles au sein du régime s’étalent devant le peuple. Il faut ajouter à cette préoccupation du régime, d’une part la situation du Moyen-Orient, les soulèvements des peuples Arabes contre des dictateurs, la crise syrienne et l’influence « du printemps Arabe » sur notre pays, et d’autre part l’extension du risque d’une attaque armée et le renforcement des sanctions économique et ses effets sur l’économie et les gens. Pour toutes ces raisons, le régime non seulement ne se confine pas à l’élection factice, mais il veut organiser une élection surveillé dans une atmosphère d’important dispositif de sécurité afin d’empêcher toute contestation.

Le guide du régime a renoncé de la campagne électorale (réchauffer le four électoral). Par ce qu’une campagne électorale nécessite au moins une concurrence entre les candidats et une espace d’expression libre. Alors que le guide du régime a peur d’espace libre avant d’élection. Il a peur que cet espace libre aboutisse à une contestation et modifie  la scène d’élection.

Dans les élections précédentes, le bloc au pouvoir tenait à présenter une liste unique. Mais il y a bien longtemps le sein du bloc au pouvoir a pris des brèches et pour la première fois dans cette élection, les courants des conservateurs religieux se font face à face et les conflits apparaissent à l’intérieur du pouvoir. Et cette fois-ci le défi et le conflit ne sont pas entre les réformateurs du régime et les  conservateurs religieux, mais entre ces dernières. Les querelles entre Ahmadinedjad et son équipe avec le guide, Khamenei, et le parlement et la droite traditionaliste sont ressurgi. En ayant l’appareil administratif et le budget, Ahmadinedjad peut attirer des votes de certains groupes, s’appuyant sur l’octroi des subsides, des slogans et de l’action démagogique et entrer en conflit indirecte et déguisé avec Khamenei. Khamenei, les commandants en chef de Gardiens (l’armée idéologique) et la droite traditionaliste redoutent qu’Ahmadinedjad et son équipe obtiennent la main haute au parlement. Avoir la main haute au parlement signifie que la voie de victoire pour la prochaine élection présidentielle de l’équipe d’Ahmadinedjad est ouverte. Il est probable que l’atmosphère politique du pays au cours des élections législatives soit influencée par l’acuité des querelles interne du régime.

Faute de pouvoir réunir la droite traditionalise, Le bloc au pouvoir tente de diviser les forces protestataires sur la question électorale. Pour atteindre à ses buts, en usant ses forces sur les maillons faible des réformateurs, ce bloc a envoyé des messages, s’est adressé  à de multiples reprise à eux, a créé des fausses listes des candidats et menacé certains activistes du mouvement Vert. Mais il a jusqu’à maintenant échoué dans ses tentatives. Les organisations politiques réformistes (de la république islamique) et les personnalités distingues du mouvement Vert campent toujours sur leur positionne et insistent de ne pas présenter des listes et de ne pas participer aux élections.

Dans cette élection, nous observons d’une part une brèche au sein du bloc au pouvoir, et d’autre part une convergence de vue entre des forces d’opposition. Les forces du mouvement protestataire ont une approche et une position commune sur l’élection et ne sont pas disposées à participer à cette élection factice et surveillée. Il faut espérer de convergence et de coopération de grande envergure de refus  d’élection factice entre les forces d’opposition et ainsi la formation faisant appel pour une élection libre. Cette convergence et coopération peuvent porter de coup sérieux au régime iranien et créer une opportunité pour l’opposition afin d’aboutir à la coopération et l’accompagnement  de toutes les forces protestataires.

     

  La position de notre organisation dans cette élection !

Notre organisation boycotte cette élection législative et demande aux gens de ne pas y participer et en laissant les urnes vide afin de ne pas légitimer cette élection factice.

Notre organisation défende le droit de vote et de candidature de chaque citoyenne et citoyen, le droit de participation de tous les partis et d’organisations politique d’opposition aux élections. Et nous exigeons la libération de tous les prisonniers politique et la levé d’assignation à résidence de M.Moussavi et sa femme Mme Rahnavard et ainsi M.Mahdi Karoubi. Notre organisation lutte pour l’ouverture d‘espace politique, la liberté de presse et d’information, la liberté de rassemblement  et des activités des partis politique, des syndicats et des institutions civique(ONG). Notre organisation défende l’élection libre dont est une exigence et slogan commune des forces protestataires.

     

                 Appel à un large boycotte d’élection et dire « NON » à la dictature !

Les élections législatives sont différentes de celle d’élection présidentielle qui est unique et nationale. Dans les élections législatives, les grandes villes sont plus influencées par la politique ambiante du pays que des petites villes. Les petites villes sont plutôt imprégnées par les revendications, les difficultés locale et les problèmes nationaux-ethnique que des tendances politique majeur, et ce seront des individus qui se concurrencent. Par conséquent le taux de participation aux élections dans les petites villes est plus élevé que des grandes villes.

Cependant il y a une possibilité pour des forces protestataires dans les grandes villes d’en profiter des conditions survenues à cette élection afin d’organiser des débats, de rssamblements, des réunions, augumenter la capacité de dialogue et de compréhension, surmonter à la dispersion, distribuer des tracts et activer des réseaux internet, protester contre l’élection factice. . Et inviter des gens au boycotte d’élection pour des raisons de politique répressive, d’inflation, la pauvreté galopante, la profonde fracture sociale et des classes et ainsi les politiques tensionnelles du régime dans la région et au niveau du monde. Il faut informer le monde entier des raisons de boycotte d’élection et démontrer la voix unissant des forces protestataires.

    Les commandants militaires se mêlent et s’invitent ouvertement dans les élections. Ils ont mobilisé onze mille de leurs agents politique pour qu’ils puissent mobiliser des membres des Gardiens et des milices afin de soutenir des candidats protégés du guide et du Gardien. Il faut dénoncer l’implication du Gardien et des milices dans les élections et exiger leur retour aux casernes.  Et il faut que la dénonciation de L'ingérence militaire dans la vie politique et économique soit l’une des principales revendications du  mouvement de protestation.

    Alors que dans de nombreux pays de la région se tiennent  des élections libre, Khamenei, le guide du régime, voudrait imposer une élection factice et scandaleuse et un parlement à ses ordres et dessaisir des gens d’élire  librement. Il est nécessaire de ne pas participer à cette élection et la boycotter. Il faut discréditer le régime aux yeux du monde entier pour ses politiques tensionnelles qui ont exposé notre pays à des sanctions économique et de menace d’attaque armée et pour l’emprisonnement des démocrates. Il faut que le 12 esfand 1390(2 Mars 2012), le jour d’élection soit une journé des rapports des forces entre le pouvoir des gens et du bloc au pouvoir, et une journée de refus et de dire « NON » à la dictature.


dimanche 30 octobre 2011

Avec le boycotte étendu des élections factices, nous disons NON à la dictature


                                                                                  

                                                          L’Organisation des Fadaian du peuple d’Iran(Majoritaire)

                                                                                                                  
                                                                                                                           2.01.2012 = 12 day 1390

        
 Avec le boycotte étendu des élections factices, nous disons
  •  
  • NON à la dictature



La neuvième élection du parlement d’IRAN (majles shorahé islami), qui aura lieu le 2 Mars 2012, est une élection factice et surveillé. Le pouvoir en place dirigé par Khamenei a décidé de rendre inefficace des institutions électorales où le peuple pourrait avoir l’impact  sur les macros  politiques et les décisions du gouvernement.

Dans la république islamique d’Iran, des élections ne sont pas ni démocratique et ni libre. Les forces d’opposition ne sont pas autorisées aux élections. Mais les élections se réalisent entre les factions au pouvoir. Ces factions se rivalisent pour accaparer une partie du pouvoir. Néanmoins, dans le passé, ces élections ont donné lieu à une occasion pour  l’émergence de protestation et envoyer des signales au régime. Et le régime de peur des votes contre courant du peuple, a de plus en plus réduit les  champs des élections à ses « initiés »et il a même fermé la porte aux réformateurs du régime. Par conséquence, le régime a décidé d’organiser une élection  ni libre, ni démocratique et factice afin de sortir des urnes ses candidats préférés.

La neuvième élection du parlement(Majles) est la première élection après l élections présidentielle  controversée  en 2009, qui ont abouti à la contestation populaire.

Le régime redoute d’action du mouvement de protestation et l’émergence de ce mouvement au cours d’élection, ou bien qu’à cette occasion les querelles au sein du régime s’étalent devant le peuple. Il faut ajouter à cette préoccupation du régime, d’une part la situation du Moyen-Orient, les soulèvements des peuples Arabes contre des dictateurs, la crise syrienne et l’influence « du printemps Arabe » sur notre pays, et d’autre part l’extension du risque d’une attaque armée et le renforcement des sanctions économique et ses effets sur l’économie et les gens. Pour toutes ces raisons, le régime non seulement ne se confine pas à l’élection factice, mais il veut organiser une élection surveillé dans une atmosphère d’important dispositif de sécurité afin d’empêcher toute contestation.

Le guide du régime a renoncé de la campagne électorale (réchauffer le four électoral). Par ce qu’une campagne électorale nécessite au moins une concurrence entre les candidats et une espace d’expression libre. Alors que le guide du régime a peur d’espace libre avant d’élection. Il a peur que cet espace libre aboutisse à une contestation et modifie  la scène d’élection.

Dans les élections précédentes, le bloc au pouvoir tenait à présenter une liste unique. Mais il y a bien longtemps le sein du bloc au pouvoir a pris des brèches et pour la première fois dans cette élection, les courants des conservateurs religieux se font face à face et les conflits apparaissent à l’intérieur du pouvoir. Et cette fois-ci le défi et le conflit ne sont pas entre les réformateurs du régime et les  conservateurs religieux, mais entre ces dernières. Les querelles entre Ahmadinedjad et son équipe avec le guide, Khamenei, et le parlement et la droite traditionaliste sont ressurgi. En ayant l’appareil administratif et le budget, Ahmadinedjad peut attirer des votes de certains groupes, s’appuyant sur l’octroi des subsides, des slogans et de l’action démagogique et entrer en conflit indirecte et déguisé avec Khamenei. Khamenei, les commandants en chef de Gardiens (l’armée idéologique) et la droite traditionaliste redoutent qu’Ahmadinedjad et son équipe obtiennent la main haute au parlement. Avoir la main haute au parlement signifie que la voie de victoire pour la prochaine élection présidentielle de l’équipe d’Ahmadinedjad est ouverte. Il est probable que l’atmosphère politique du pays au cours des élections législatives soit influencée par l’acuité des querelles interne du régime.

Faute de pouvoir réunir la droite traditionalise, Le bloc au pouvoir tente de diviser les forces protestataires sur la question électorale. Pour atteindre à ses buts, en usant ses forces sur les maillons faible des réformateurs, ce bloc a envoyé des messages, s’est adressé  à de multiples reprise à eux, a créé des fausses listes des candidats et menacé certains activistes du mouvement Vert. Mais il a jusqu’à maintenant échoué dans ses tentatives. Les organisations politiques réformistes (de la république islamique) et les personnalités distingues du mouvement Vert campent toujours sur leur positionne et insistent de ne pas présenter des listes et de ne pas participer aux élections.

Dans cette élection, nous observons d’une part une brèche au sein du bloc au pouvoir, et d’autre part une convergence de vue entre des forces d’opposition. Les forces du mouvement protestataire ont une approche et une position commune sur l’élection et ne sont pas disposées à participer à cette élection factice et surveillée. Il faut espérer de convergence et de coopération de grande envergure de refus  d’élection factice entre les forces d’opposition et ainsi la formation faisant appel pour une élection libre. Cette convergence et coopération peuvent porter de coup sérieux au régime iranien et créer une opportunité pour l’opposition afin d’aboutir à la coopération et l’accompagnement  de toutes les forces protestataires.

     

  La position de notre organisation dans cette élection !

Notre organisation boycotte cette élection législative et demande aux gens de ne pas y participer et en laissant les urnes vide afin de ne pas légitimer cette élection factice.

Notre organisation défende le droit de vote et de candidature de chaque citoyenne et citoyen, le droit de participation de tous les partis et d’organisations politique d’opposition aux élections. Et nous exigeons la libération de tous les prisonniers politique et la levé d’assignation à résidence de M.Moussavi et sa femme Mme Rahnavard et ainsi M.Mahdi Karoubi. Notre organisation lutte pour l’ouverture d‘espace politique, la liberté de presse et d’information, la liberté de rassemblement  et des activités des partis politique, des syndicats et des institutions civique(ONG). Notre organisation défende l’élection libre dont est une exigence et slogan commune des forces protestataires.

     

                 Appel à un large boycotte d’élection et dire « NON » à la dictature !

Les élections législatives sont différentes de celle d’élection présidentielle qui est unique et nationale. Dans les élections législatives, les grandes villes sont plus influencées par la politique ambiante du pays que des petites villes. Les petites villes sont plutôt imprégnées par les revendications, les difficultés locale et les problèmes nationaux-ethnique que des tendances politique majeur, et ce seront des individus qui se concurrencent. Par conséquent le taux de participation aux élections dans les petites villes est plus élevé que des grandes villes.

Cependant il y a une possibilité pour des forces protestataires dans les grandes villes d’en profiter des conditions survenues à cette élection afin d’organiser des débats, de rssamblements, des réunions, augumenter la capacité de dialogue et de compréhension, surmonter à la dispersion, distribuer des tracts et activer des réseaux internet, protester contre l’élection factice. . Et inviter des gens au boycotte d’élection pour des raisons de politique répressive, d’inflation, la pauvreté galopante, la profonde fracture sociale et des classes et ainsi les politiques tensionnelles du régime dans la région et au niveau du monde. Il faut informer le monde entier des raisons de boycotte d’élection et démontrer la voix unissant des forces protestataires.

    Les commandants militaires se mêlent et s’invitent ouvertement dans les élections. Ils ont mobilisé onze mille de leurs agents politique pour qu’ils puissent mobiliser des membres des Gardiens et des milices afin de soutenir des candidats protégés du guide et du Gardien. Il faut dénoncer l’implication du Gardien et des milices dans les élections et exiger leur retour aux casernes.  Et il faut que la dénonciation de L'ingérence militaire dans la vie politique et économique soit l’une des principales revendications du  mouvement de protestation.

    Alors que dans de nombreux pays de la région se tiennent  des élections libre, Khamenei, le guide du régime, voudrait imposer une élection factice et scandaleuse et un parlement à ses ordres et dessaisir des gens d’élire  librement. Il est nécessaire de ne pas participer à cette élection et la boycotter. Il faut discréditer le régime aux yeux du monde entier pour ses politiques tensionnelles qui ont exposé notre pays à des sanctions économique et de menace d’attaque armée et pour l’emprisonnement des démocrates. Il faut que le 12 esfand 1390(2 Mars 2012), le jour d’élection soit une journé des rapports des forces entre le pouvoir des gens et du bloc au pouvoir, et une journée de refus et de dire « NON » à la dictature.


La déclaration du conseil central de l’Organisation des Fadaïans du peuple d’Iran(Majoritaire)  

vendredi 10 juin 2011

La démocratie en Iran? Une question de temps...

http://iran.blog.lemonde.fr/2010/08/21/la-democratie-en-iran-une-question-de-temps/

Avant de partir en vacances, je vous ai laissé les clés de "Dentelles et tchador" . C'est à vous de me remplacer et d'alimenter le blog avec vos articles. La parole est donnée aujourd'hui à Azita Rahimpoor de Bruxelles.

La question n’est plus « est-ce que ? » mais bien « quand » ? Je m'explique, la question qui se pose aujourd’hui n’est plus de savoir « est-ce que la démocratie va s’installer en Iran », mais bien « quand est-ce que les droits de l’Homme vont être respectés dans notre patrie ? », les droits de tous les Iraniens: la liberté d’expression, d’association, de presse notamment, et surtout la liberté d’être heureux. Quelles que soient leur appartenance ethnique, leurs idéologies politiques, leurs croyances religieuses, leur orientation sexuelle ou encore leur vision du monde. Donc je répète : la question n’est plus « est-ce que ? » mais bien « à quand la démocratie en Iran ? »En ce qui me concerne la réponse est très simple : demain, ou peut-être après-demain mais dans un avenir très proche et de façon tout à fait inattendue, car il s’agit ni plus ni moins d’un impératif historique : c’est l’évolution de l’humanité qui dicte que nous allons vers la démocratie, car la démocratie participative n'est ni plus ni moins qu'une question de survie de l’espèce humaine, et rien ni personne ne peut arrêter la marche de l’histoire. Qui aurait jamais cru que le mur de Berlin s’écroulerait ? Ou que les Khmers rouges se retrouveraient devant un tribunal ? Ou encore qu’il y aurait une transition démocratique après Franco et Pinochet ou que l’apartheid serait aboli en Afrique du Sud ? Moi je suis optimiste, parce que je regarde la marche inéluctable de l’histoire, je dis bien inéluctable, probablement aussi parce que j’ai été élevée dans une communauté où j’ai appris que l’Iran aurait un avenir brillantissime, tellement brillant que les peuples de la terre en seraient complètement abasourdis.

Oui, en Iran la démocratie et la liberté verront le jour, bien plus tôt que nous ne le pensons. Je suis très optimiste, malgré toutes les exactions dont nous avons été témoins depuis trente ans et qui se sont nettement intensifiées depuis le 12 juin 2009, la date des dernières élections en Iran, ou plutôt le simulacre d’élections, à la suite desquelles le peuple iranien s’est soulevé pacifiquement et a été réprimé dans le sang, parce qu’il a revendiqué ce qui lui revenait : le droit d’être heureux. Voilà ce qui m’intéresse et ce que je revendique pour tout être humain et plus particulièrement pour mes compatriotes : le droit au bonheur. Saviez-vous que c’est ce qui est inscrit dans la constitution américaine ? The pursuit of happiness. Le droit d’être heureux. Alors que le peuple iranien est parmi les plus joyeux au monde, toujours prêt pour une blague ou quelques pas de danse, notre jeunesse a perdu toute perspective, tout espoir dans l’avenir.

Elle ne cesse de butter contre un mur d’incompréhension, une absence d’avenir, d’opportunités, de possibilités. Je pense qu’il est grand temps que le gouvernement iranien cesse de se comporter comme un père ou une mère sévère face à un enfant de dix ans, en commandant au peuple de couvrir ses cheveux comme ceci, de s’habiller comme cela, de lire tel journal ou tel livre ou de ne pas voir tel film. Cette époque est révolue : le peuple iranien est adulte et parfaitement capable de prendre son destin en main, de décider du type de gouvernement qu’il souhaite. Il suffit d’organiser un référendum pour s’en rendre compte. Le peuple iranien n’a plus besoin de parents sévères qui le grondent toutes les deux minutes, mais bien de parents compréhensibles qui l’accompagnent sur son chemin d’épanouissement. C’est cela le rôle d’un gouvernement. Cela me fait penser à mon père, le jour où je lui ai annoncé que j’allais partir de la maison familiale et louer un appartement pour moi toute seule. Ma mère était décédée et je travaillais déjà depuis plusieurs années. Mon père était très triste évidemment. Un père oriental, vous pensez bien, et un excellent papa, au demeurant.

Mais le jour où il s’est rendu compte que j’avais pris ma décision, il a eu la sagesse de m’accompagner et de visiter des appartements avec moi. Je pense que le gouvernement iranien devrait suivre l’exemple de mon père, faire preuve de la même sagesse, la même intelligence et accompagner le peuple iranien dans son processus de démocratisation. Moi je serais partie de la maison de toute façon, avec ou sans l'accord de mon père, il en sera de même pour le peuple iranien qui prendra son envol, avec ou sans la classe dirigeante actuelle, alors je pense qu’un référendum en présence d’observateurs internationaux serait un bon début.

L’Iran est un pays multiethnique, multiculturel et multireligieux. Cette diversité fait l’une de ses plus grandes forces, car ce sont bien les fleurs de différentes couleurs et senteurs qui font d’un jardin sa beauté et son attrait. Je pense qu’il est grand temps que l’unité dans la diversité prenne corps en Iran, car s’il s’agit bien du slogan de l’Union européenne, le principe de l’unité dans la diversité (vahdat dar kessrat) a bel et bien été prononcé et édicté pour la première fois par un intellectuel et révolutionnaire iranien au 19ème siècle.

Je voudrais maintenant m’adresser plus particulièrement à mes compatriotes expatriés qui se sentent souvent démunis face aux événements tragiques et douloureux qui secouent notre pays. Oui, bien sûr, nos pensées vont d’abord et avant tout à toutes les personnes qui ont perdu leur vie si injustement au cours de ces 30 dernières années. Nous exprimons surtout notre solidarité et compassion envers leur famille. Nous pensons aussi à tous les prisonniers politiques et de conscience dont nous demandons la libération inconditionnelle et immédiate mais aussi à l’arrêt des exécutions, dont l’Iran a le triste record. Ainsi, nous réclamons l’abolition de la peine de mort en Iran. En effet, qui sommes-nous pour nous arroger le droit d’arracher un être humain à la vie ? Oui, la peine de mort doit être abolie sur la planète bleue.

J’en reviens donc à mes compatriotes expatriés. Ne pensez pas, mes chers amis, que vous êtes démunis, impuissants ou perdus. Absolument pas. Vous et moi avons le plus grand pouvoir du monde, celui de notre esprit. Et comment pouvons-nous organiser la résistance ? Eh bien tout d’abord et avant tout en gardant un moral d’acier, car nous devons soutenir le combat de nos compatriotes. Nous ne pouvons donc pas nous permettre de ne pas aller bien. Nous devons, par tous les moyens possibles, garder notre moral face aux adversités, que ce soit au niveau de notre vie en Europe et surtout par rapport aux événements en Iran. Nous devons vivre et surtout être heureux, joyeux, de bonne humeur, nous remonter le moral mutuellement et en aucun cas ne laisser la dépression, dont souffrent tant de nos compatriotes en Iran, nous envahir. Mais il y a aussi un second moyen. Gandhy disait: « be the change you wish to see in the world » (nous devons nous-mêmes incarner le changement que nous voulons voir dans le monde) et là je parle surtout de la démocratie et de la liberté. Si nous, expatriés voulons que la démocratie s’établisse en Iran, nous devons commencer par l’enraciner et la pratiquer dans nos propres rapports au monde et aux personnes qui nous entourent, à commencer par les membres de notre famille, nos relations avec notre époux, notre épouse, nos parents, nos proches, et puis dans nos rapports avec les autres Iraniens, quelle que soit leur appartenance ethnique, religieuse, politique, sexuelle. Vous le savez certainement : tout commence d’abord dans notre monde intérieur, notre esprit, notre cœur, avant de pouvoir se manifester dans le monde extérieur.

Par exemple, lorsque l'on prépare ses vacances, on réfléchit tout d'abord à ce que l'on veut faire et puis on fait des recherches sur les billets d’avion, le séjour...avant que le projet ne se réalise. Donc tant que nous n’incarnons pas nous-mêmes la démocratie, la liberté, le respect de l’autre, de la multiculturalité, de la diversité, dans nos propres rapports aux autres et au monde, rien ne pourra se faire. Je nous invite donc nous, expatriés, à faire l’apprentissage de la liberté d’expression et de la poursuite du bonheur et de l’unité dans la diversité, en parallèle bien évidemment avec toutes nos autres activités en faveur de la démocratie et du respect des droits de l’Homme.

Et surtout, il ne faut pas croire que parce qu’en Iran la population n’est pas dans la rue tout s’est arrêté. Absolument pas. Un écrivain peut par exemple ne pas écrire pendant un an, mais ce n’est pas pour autant qu’il a arrêté toute réflexion pour ses futurs livres. Le soulèvement du peuple iranien continue mais probablement sous d’autres formes, tout simplement.
Voilà donc quelques points phares, quelques mots clés qui, à mon avis, nous permettront de mener une résistance active et une lutte pacifique à notre niveau contre les exactions que subit le peuple iranien : un moral d’acier, le pouvoir de notre esprit, la démocratie et le respect des droits de l’Homme dans notre vie quotidienne et surtout l’unité dans la diversité.

Pour terminer, je vais partager avec vous les propos de Majid Tavakoli, l’un des leaders du mouvement estudiantin, qui s’exprime ainsi dans la dernière lettre qu’il a écrite de la prison d’Evin à Téhéran ce juin 2010 et qui s’intitule « c’est nous qui construisons l’avenir », « maa aayandeh raa missazim ».

Voilà ce qu’il dit : "L’année écoulée a été celle de l’espoir, l’espoir dans l’humain et la moralité. Nous sommes assoiffés de la voix du peuple, de la présence du peuple. Le mois de juin est arrivé et notre Iran est encore enchaîné, enfermé. Le mois de juin est arrivé et les familles des prisonniers sont encore derrière la porte d’Evin... Demain est arrivé et nous restons éveillés, pour continuer à dénoncer la violence, nous restons debout pour vaincre la dictature ... nous restons main dans la main pour dire que nous en sortirons vainqueurs. Nous faisons partie de cette génération qui a remplacé la patience par le courage et le sacrifice. Nous sommes venus pour écrire l’histoire, nous sommes venus pour construire l’avenir ».

Azita Rahimpoor

mercredi 9 février 2011

رساله مفتوحه من یوسف عزیزی الی قوی المعارضه المصریه

تحیه نضالیه الی المعتصمین فی میدان التحریر والی الملایین المصریین المنتفضین ضد نظام حسنی مبارک
اخاطبکم بصفتی کاتب وصحفی اهوازی وعضو فی اتحاد الکتاب الایرانیین وامین عام مرکز مناهضه العنصریه ومعاداه العرب فی ایران.
نحن فی هذه الایام نتذکر وبألم ذکری ثوره جماهیریه کبری قامت بها الشعوب الایرانیه فی فبرایر ۱۹۷۹ تحت شعار استقلال، حریه وعداله اجتماعیه، اذ لم نذق خلال العقود الثلاث الماضیه طعم الحریه و العداله الاجتماعیه الا لفترات قصیره، بل ومبدأ الاستقلال تحول الی عزله شبه تامه لبلادنا.
فقد بدأ المستأثرون بالثوره ومنذ الشهور الاولی لقیامها بقمع القومیات غیر الفارسیه التی شارکت فی الثوره ضد نظام الشاه البائد وهی لاتطالب بشیء الا حقوقها القومیه المهضومه وذلک فی اطار ایران الموحده. وقد امتد القمع لیشمل النساء والاقلیات الدینیه والمذهبیه والتابعین للفرق الصوفیه وخاصه اهل السنه منهم. کما قام رجال الدین المتشددین المهیمنین علی السلطه باقصاء حلفائهم من القوی الوطنیه واللیبرالیه تدریجا، وبطشوا بالقوی الیساریه والدیمقراطیه المشارکه فی الثوره. وکانت المذبحه التی کشف عنها النائب السابق لموسس الثوره، الراحل ایه الله حسین علی المنتظری، ذروه الجرائم التی ارتکبها المتشددون المتبجحون بالشریعه الاسلامیه فی عام ۱۹٨٨ وهی تتمثل فی اعدام اکثر من ۴ الاف سجین سیاسی کانوا یقضون فتره اعتقالهم فی السجون الایرانیه.
وقد استمر النظام القائم علی مبدأ ولایه الفقیه – الذی یرفضه علماء المسلمین وحتی قسم کبیر من علماء الشیعه – فی انتهاکه لحقوق الانسان حیث احتلت ایران خلال الاعوام الاخیره، المرتبه الاولی عالمیا فی عدد الاعدامات مقارنه لعدد سکانها. اذ لعرب الاهواز - واغلبهم یعیشون تحت خط الفقر رغم وجود ثروه نفطیه هائله فی اراضیهم - حصه کبری من هذه الاعدامات حیث احرز الاقلیم فی هذا المجال المرتبه الثانیه بعد طهران فی العام ۲۰۰۹.
شهدت ایران خلال الاعوام الماضیه مظاهرات واسعه لعرب الاهواز عام ۲۰۰۵ احتجاجا علی سیاسات التفریس وتغییر النسیج السکانی فی الاقلیم لغیر صالحهم، تبعتها مظاهرات واسعه فی اقالیم کردستان واذربیجان للمطالبه بحقوقهم القومیه. کما ان اقلیم بلوشستان کان مسرحا لعملیات العنف والعنف المضاد حیث تقیم اغلبیه بلوشیه سنیه هناک تتعرض لشتی انواع التمییز الطائفی. غیر ان النظام الاستبدادی الدینی فی ایران واجه هذه الشعوب بالحدید والنار.
لکن الماسأه الکبری وقعت عندما قام النظام المتشدد المعادی للدیمقراطیه وحقوق الانسان فی طهران بتزویر الانتخابات الرئاسیه عام ۲۰۰۹ لصالح محمود احمدی نجاد حیث اصبحت طهران والمدن الاخری مسرحا للمظاهرات الملیونیه للاحتجاج علی التزویر والتلاعب بالاصوات وهو یذکرنا بتزویر نظام حسنی مبارک للانتخابات البرلمانیه فی مصر فی نوفمبر عام ۲۰۱۰. کما ان الحرس الثوری الایرانی والبسیج (التعبئه التابعه للحرس) وقوات الامن قامت بدور اساسی باخماد الانتفاضه الشعبیه التی عرفت باسم الحرکه الخضراء المطالبه باجراء انتخابات حره ونزیهه فی ایران. اذ قُتل المئات من المتظاهرین المسالمین فی الشوارع او تحت التعذیب، وتم اغتصاب العشرات من المعتقلین من نساء ورجال. و تمتلئ السجون الایرانیه حالیا بالعشرات من الصحفیین والسیاسیین والاکادمیین الذین یطالبون بالاصلاح والدیمقراطیه، ناهیک عن المناضلین العرب والکرد والبلوش والاذریین المطالبین بحقوقهم القومیه. وانتم تسمعون بین الحین والاخر عن عملیات الاعدام التی تنفذ بحق العشرات من هولاء القابعین فی سجون النظام الدینی المهیمن علی البلاد. وقد عرفت منظمه مراسلون بلاحدود وللعام الثانی ایران کاکبر سجن للصحفیین فی العالم.
ایها المناضلون المصریون
لایختلف النظام الاستبدادی الدینی الحاکم فی طهران فی اعماله القمعیه من نظام مبارک الدیکتاتوری غیر ان الاول یقوم بها باسم معاداه الولایات المتحده واسرائیل والاخر یعتمد علیهما. ونحن نقول ان النظام الایرانی لیس صادقا فی مایدعیه؛ وقد باشر بتنفیذ سیاسات البنک الدولی فی مایسمی بترشید اسعار السلع المدعومه وهی ترتفع بشکل جنونی، حیث اخذ یضیق المواطن العادی فی تأمین معیشته الیومیه، فیما تشهد البلاد ظهور طبقه من الرأسمالیین الکبار المنتفیعن من ریع النفط، ینتمون الی البیروقراطیه العسکریه والاداریه المهیمنه علی السلطه فی ایران. وانا اسأل هل یحق لای نظام ایا کان نوعه – دینیا او علمانیا - ان یستبد فی حکمه ویحول البلاد الی جحیم لمواطنیه بحجه ما یسمی مواجهه امریکا واسرائیل؟ وهل یقبل الشعب المصری بهذا المنطق؟ وقد حول النظام فی ایران المظاهرات الحکومیه المسانده للشعب الفلسطینی الی مراسم اکلیشیه ینفر منها الایرانیون، فیما یمنع القوی المستقله والدیمقراطیه من ابداء رأیها الداعم حقا لحقوق الشعب الفلسطینی. وقد قتلت قوات امنه شابا اهوازیا واعتقلت العشرات لان الشباب العربی فی الاهواز تجرأوا بالقیام بمظاهرات مستقله للتعبیر عن سخطهم ضد الکیان الاسرائیلی عقب غزوه لقطاع غزه فی ینایر ۲۰۰۹.
ادلجه الدین خلال العقود الثلاث المنصرمه ادت الی إضعاف الدین فی المجتمع الایرانی واصبحت الناس تمیل اکثر فاکثر الی فصل الدین عن الدوله. لذا انی احذرکم من هذا الامر وکذلک من موامرات المستبدین فی طهران ومحاولاتهم للتغلغل فی صفوفکم او منح صبغه دینیه لثورتکم الدیمقراطیه التی تتوق للتعددیه والحریه فی المجتمع المصری. وانتم تعرفون سیاساته الطائفیه وتدخلاته فی شوون البلدان العربیه من العراق الی المغرب ومن لبنان الی الیمن. کما انی سعید لردفعلکم الاخیر الرافض لتدخل النظام الایرانی فی شوون ثورتکم.
واقول لکم ان النظام التیوقراطی فی ایران نموذج ردئ وهو مریض حالیا یعانی من ثوره شبابیه – کما هی ثورتکم – وقد مارس قمعا وحشیا ضدهم ولا یسمح بای مظاهرات واجتماعات بسبب طبیعته الاستبدادیه. فالمزید من الحذر من کل القوی المعادیه للدیمقراطیه وحقوق الانسان، والمزید من التضامن والوحده فیما بینکم یا ابناء الکنانه، والسلام علیکم.



یوسف عزیزی ۲۰۱۱/۲/۹

farsi

نامه سرگشاده یوسف عزیزی بنی طرف به نیروهای اپوزیسیون مصر


اخبار روز: www.akhbar-rooz.com
چهارشنبه ۲۰ بهمن ۱٣٨۹ - ۹ فوريه ۲۰۱۱


* این نامه در پاسخ به دروغگویی های خامنه ای نوشته شده و نسخه عربی آن به رسانه های معتبر وپرتیراژ عربی نظیر الزمان، ایلاف، العربیه و.. ارسال شده است.هم چنین برای تظاهر کنندگان میدان تحریر ارسال شده تا در روزنامه خیابانی " صدای انقلاب مصر" منتشر شود.

درود به پیکارگران متحصن در میدان تحریر و ملیون ها نفری که علیه رژیم حسنی مبارک تظاهرات می کنند.
من به عنوان نویسنده و روزنامه نگار عرب اهوازی، عضو کانون نویسندگان ایران و دبیر کانون مبارزه با نژاد پرستی و عرب ستیزی در ایران با شما سخن می گویم.
ما در این روزها، اندوهگنانه سالگرد انقلاب مردمی عظیمی را به یاد می آوریم که با شعار استقلال، آزادی و عدالت اجتماعی توسط خلق های ایران در فوریه ۱۹۷۹ به پبروزی رسید. اما شوربختانه طی سه دهه گذشته نه طعم آزادی را چشیدیم و نه عدالت اجتماعی را، مگر به ندرت. اصل استقلال نیز به انزوای شبه کامل کشورمان از جهان منجر شد.
در این انقلاب، انحصار طلبان از همان ماه های نخست به قلع وقمع ملیت های غیر فارس دست یازیدند؛ ملیت هایی که در انقلاب علیه رژیم شاه مخلوع شرکت کردند وخواهان حقوق ملی پایمال شده شان در چارچوب ایران یکپارچه بودند. سرکوب حاکمیت، زنان، اقلیت های دینی و مذهبی، فرقه های صوفیگری وبه ویژه اهل سنت را نیز در بر گرفت. هم چنین روحانیان تندرو چیره بر حاکمیت به تدریج نیروهای ملی و لیبرال هم پیمان خود را نیز از حکومت بیرون راندند و نیروهای چپ و دموکراتیک شرکت کننده در انقلاب را زیر سرکوب قرار دادند.
کشتاری که توسط روانشاد آیت الله حسین علی منتظری قائم مقام پیشین بنیادگزار جمهوری اسلامی فاش گردید، اوج جنایت هایی است که در سال ۱۹٨٨ توسط اقتدارگرایان متظاهر به شریعت اسلام صورت گرفت. در این کشتار بیش از چهار هزار زندانی سیاسی، که محکومیت خودرا در زندان های ایران می گذراندند، اعدام شدند.
رژیم مبتنی بر ولایت فقیه – که اساسا مورد قبول روحانیان مسلمان و حتا بخش بزرگی از روحانیان شیعه نیست – همچنان به نقض حقوق بشر ادامه می دهد؛ به گونه ای که ایران طی چند سال گذشته - با توجه به جمعیتش - رتبه اول اعدام را در جهان کسب کرده است. بخش عمده این اعدام ها از آن عرب های اهواز است که اکثریتشان، با وجود ثروت عظیم نفت در سرزمینشان، زیر خط فقر زندگی می کنند. گفتنی است که در سال ۲۰۰۹ پس از تهران بیشترین اعدام ها در این استان انجام گرفت.
ایران طی چند سال گذشته، گواه تظاهرات واعتراضات چندی بود: عرب های اهواز در سال ۲۰۰۵ در اعتراض به سیاست های فارسیزاسیون و تغییر بافت جمعیتی این استان به زیان آنان، دست به تظاهرات گسترده ای زدند که پیامد آن تظاهرات وسیعی در مناطق کردستان و آذربایجان بود که خواهان حقوق ملی خود بودند. منطقه بلوچستان نیز عرصه عملیات خشونت و ضدخشونت بود. در اینجا، اکثریتی از بلوچان سنی مذهب زندگی می کنند که در معرض تبعیض های مختلف مذهبی هستند. پاسخ رژیم مذهبی - استبدادی ایران به خواسته های این ملیت ها، آهن و آتش بود.
اما فاجعه بزرگتر هنگامی رخ داد که رژیم اقتدارگرایِ دشمنِ دموکراسی وحقوق بشر در ایران به نفع محمود احمدی نژاد وارد میدان شد و در انتخابات ریاست جمهوری سال ۲۰۰۹ دست به تقلب گسترده ای زد. تهران و دیگر شهرهای ایران به عرصه تظاهرات ملیونی معترضان به تقلب و رای سازی تبدیل شدند. این امر یادآور تقلب رژیم حسنی مبارک در انتخابات پارلمانی مصر در نوامبر ۲۰۱۰ است. سپاه پاسداران و بسیج و نیروهای امنیتی نقش اساسی در قلع وقمع خیزش توده های مردم داشتند که به نام جنبش سبز معروف شد و خواهان پس گرفتن رای خود وانتخاباتی آزاد وسالم بودند. ده ها تن از تظاهر کنندگان مسالمت جو در خیابان ها یا در زندان ها زیر شکنجه کشته شدند. زندانبانان به برخی از زنان و مردان زندانی تجاوز کردند و زندان های ایران هم اکنون آکنده از روزنامه نگاران، سیاستمداران، دانشگاهیانی است که خواستار اصلاحات یا دموکراسی هستند. به اینها باید مبارزان زندانی عرب، کرد، بلوچ و آذربایجانی را بیافزاییم که خواهان حقوق ملی خود هستند. شما بی گمان، گاه به گاه خبر اعدام ده ها تن از زندانیان این رژیم دینی مسلط بر کشور را می شنوید. به گونه ای که سازمان گزارشگران بدون مرز برای دومین سال پیاپی ایران را به عنوان بزرگترین زندان روزنامه نگاران در جهان معرفی کرده است.
پیکارگران مصری
رژیم مستبد مذهبی حاکم بر ایران در عملیات سرکوبگرانه خود فرقی با رژیم دیکتاتوری مبارک ندارد، اما اولی این کار را به نام ضدیت با آمریکا و اسراییل و دیگری با اتکای به این دو انجام می دهد. ما می گوییم که رژیم ایران در ادعاهای خود صادق نیست، زیرا مدتی است که با سیاست هدفمند سازی یارانه ها به اجرای سیاست های دیکته شده بانک جهانی می پردازد. ما شاهد افزایش سرسام آور بهای کالاها در ایران هستیم؛ به گونه ای که شهروندان عادی از تامین زندگی خود باز مانده اند و کشور، گواه بر آمدن طبقه ای از سرمایه داران بزرگ است که از رانت نفتی بهره می برند. آنان وابسته به لایه های بوروکرات نظامی و اداری مسلط بر ایران اند. پرسش من این است که آیا یک نظام سیاسی – دینی یا سکولار – حق دارد با استبداد حکومت کند و به بهانه به اصطلاح رویارویی با آمریکا و اسراییل، کشور را به جهنمی برای شهروندانش تبدیل کند؟ آیا مردم مصر این امر را می پذیرند؟
رژیم ایران، تظاهرات حکومتی حمایت از مردم فلسطین را به مراسمی کلیشه ای تبدیل کرده که مورد نفرت ایرانیان است و درعین حال مانع از آن می شود تا نیروهای مستقل و دموکراتیک، دیدگاه حمایت آمیز خود را از حقوق ملت فلسطین ابراز دارند. به عنوان مثال، در ژانویه ۲۰۰۹ پس از یورش اسراییل به باریکه غزه، یک جوان عرب اهوازی در زندان زیر شکنجه کشته شد زیرا جوانان اهوازی جرات کرده بودند به طور مستقل، خشم خود را نسبت به رژیم اسراییل ابراز دارند.
طی سه دهه گذشته، ایدولوژیزه کردن دین به تضعیف آن در جامعه ایران انجامیده است و اکنون مردمان بیشتری خواهان جدایی دین از دولت هستند. لذا من نسبت به این موضوع و نیز توطئه های مستبدان تهران و کوشش آنان برای نفوذ در میان صفوف شما، یا کشیدن صبغه دینی بر انقلاب دموکراتیک تان هشدار می دهم زیرا می دانم شما برای پلورالیسم و آزادی در جامعه مصر می کوشید. نیز می دانم که شما با سیاست های فرقه گرایانه و دخالت های رژیم ایران در امور کشورهای عربی – از عراق تا مغرب و از لبنان تا یمن – آشنا هستید. ضمنا واکنش اخیر شما در مخالفت با دخالت این رژیم در امور انقلاب مصر مسرت انگیز است.
باید بگویم که رژیم تئوکراتیک ایران، الگوی بدی برای کشورهاست. این رژیم هم اکنون بیمار است و با انقلاب جوانان ایرانی – که بی شباهت با انقلاب شما نیست – رو به روست. این رژیم با سرکوب و قساوت بی نظیری با جوانان ایرانی بر خورد می کند و به علت ماهیت استبدادی اش به هیچ کس اجازه تظاهرات یا اجتماعات نمی دهد. امیدوارم نسبت به همه دشمنان دموکراسی و حقوق بشر هشیاری بیشتری نشان دهید و بر میزان همبستگی واتحاد میان خود بیفزایید ای فرزندان سرزمین "کِنانه"، والسلام علیکم.

یوسف عزیزی بنی طرف ۱۱/۲/۹

vendredi 19 novembre 2010

خامنه ای ، رهبری که معنی حرفهای خودش را نمی فهمد.

کشمیر بخشی از خاک هند است و حمایت از مسلمانانی که خواهان جدائی از هند هستند، برای کشور ایران که خود سرزمینی متشکل از اقوام و ادیان مختلف است، کاری نسنجیده و خطرناک است
تصور کنید بالاترین مقام مدیریتی یکی از همسایگان ایران به عنوان مثال ترکیه بگوید که باید از مبارزات مردم آذربایجان ایران حمایت کرد. تصور این است که بلافاصله روابط عادی دو کشور تیره خواهد شد و دولت ایران سفیر ترکیه را احضار خواهد کرد. دقیقن همان کاری که هندوستان در واکنش به سخنان نسنجیده علی خامنه انجام داد. آیت الله خامنه ای هفته پیش در سخنانی از نخبگان مسلمان درخواست کرد از «پیکار» مسلمانان «ملت های افغانستان، پاکستان، عراق، فلسطین و کشمیر» حمایت کنند.
در این سخنان آقای خامنه ای با همه نسنجیدگی جای مسلمانان چچن خالی است که البته خود نشان از اندکی تعقل در رابطه با روسیه دارد. ولی هنگامی که جمله نصیحت گونه خامنه ای را با دقت بیشتری بخوانیم این عدم تعقل و آشفته فکری و نا مفهوم گویی را بیشتر مشاهده خواهیم کرد. باید از ایشان و یا کسی که نوشته را دست ایشان داده پرسید که حمایت از پیکار مسلمانان افغانستان ، پاکستان و عراق چه مفهومی دارد. یا آقای خامنه ای به عنوان رهبر یک کشور هفتاد میلیونی حرفی پرانده است که مفهوم آن برای خودش کاملن روشن نبوده است و یااین سخنان را آگاهانه بر زبان رانده است؟ حمایت از پیکار مسلمانان در کشورهای مذکور به معنی حمایت از القاعده شورشیان مسلمان شمال پاکستان و بمب گذاران عراقی هم معنی می دهد. به هر حال اگر مقصود این نبوده است، بسیار بد و ناقص بیان شده است زیرا وقتی از شورشیان مسلمان کشمیر باید حمایت شود در مورد افغانستان و پاکستان و عراق هم مفهوم جمله باید در همین مسیر حرکت کند. در خوشبینانه ترین حالت باید گفت که بخشی از جمله آقای خامنه ای گنگ و نامفهوم است و تنها در مورد کشمیر و فلسطین مفهوم است. یا باید پذیرفت که رابطه کشوری مانند هندوستان با ایرانی که روز بروز منزویتر می شود دارای اهمیتی نیست و یا باید پذیرفت که آقای علی خامنه ای از دانش مدیریت یک کشور بی بهره است. البته با ابراز تمایل وحمایت مکررآقای خامنه ای از آشفته بازار سیاست خارجی دولت احمدی نژاد، می توان به میزان دانش رهبری در سیاست پی برد.